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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 00:11
Depuis sa disparition dimanche dernier, les sites d'infos, classiques ou pipoles du web, se sont tout d'un coup mis à parler, à tout va, de Mano Solo. Titres chocs. Mort, anévrisme, punk, sida. Buzzzzzz. Ces mêmes sites qui l'ont toujours ignoré, ne se souciant guère de ses dernières oeuvres comme les albums "In the Garden" ou "Rentrer au port". La mort d'un artiste ferait-elle donc plus vendre, plus buzzer  que ses chansons d'amour ou de rage ? Assurément. Et de nous resservir le cocktail sulfureux "sida-fils de dessinateur célèbre-disques d'or-écorché vif-punk" comme si rien d'intéressant artistiquement ne s'était passé depuis l'époque de "la marmaille nue", dans la première moitié des années 90. Des articles, à quelques exceptions près, tous semblables, copié-collés robotiques d'un site "d'informations" à l'autre. Recopiant y compris les erreurs de "frappe". Et le ponpon : ces articles entourés de pub de Cd de Mano, d'achats de tickets de concerts (sic!) et depuis aujourd'hui, jour de son inhumation au Père Lachaise, de pubs pour les pompes funèbres !
Il y a bien eu quelques hommages de politiques, de personnalités... Mais où étaient-ils aujourd'hui ? Ceux qui ont fait le déplacement au Père Lachaise étaient bien peu nombreux, au milieu de la famille, des proches et des fans. Maintenant qu'il est sous terre, les médias sont déjà partis grignoter d'autres os. Pour l'oublier à jamais ?
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 07:04

En 2005, Manon (13 ans) chante "sentiments" sur les paroles de Mano Solo, juste éclairée à la lumière de l'ordinateur.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 09:38

Pere La chaise
envoyé par MANO-SOLO.
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 23:40
AIX-2004-Mano-Solo-MC-017

INTERVIEW MANO – AIX EN PROVENCE – 29 octobre 2004

 

Léos Carax a dit qu’il est né à 17 ans, dans une salle de projection.

Et Mano Solo, il est né quand ?

Je suis né le 24 avril 1963 à Chalons sur Marne (rires). Non je n’ai pas eu de révélation artistique comme ça, moi je suis exactement le même type avant d’être Mano Solo.

J’ai toujours été confiant, même quand je faisais rien de bien, j’étais super prétentieux et pourtant il n’y avait pas de raison.

 

Tu n’as jamais douté de rien. C’est une force ?

Ca vient de mon éducation, on m’a jamais rabaissé, on m’a toujours dit que dans la vie on avait les moyens qu’on se donnait, que le talent ça se cultivait.

On m’a jamais dit : «Pour qui tu te prends ?T’es pas Picasso ». Le mec qui passe 5 ans dans une école d’art, on lui dit toute l’année « T’es pas Picasso ! » Il sort de là, il ne fera pas de peinture parce qu’il n’est pas Picasso.

 

Tu peux en dire plus sur ton éducation ?

Oui, on m’a constamment encouragé, je n’ai pas été adulé non plus.

Mes parents ont réussi, les amis de mes parents ont réussi, ça faisait partie de la révolution d’être intéressant soi-même. Si demain tu veux faire la révolution t’as intérêt à ne pas être un abruti, il faut pas se prendre pour de la merde. Sinon, qu’est-ce que tu veux communiquer aux autres, si tu te prends pour de la merde ?

 

Solo… ça veut dire solitaire ou solitude ?

Je me suis toujours senti un peu seul. Toute ma vie, on m’a traité de marginal parce que j’étais le fils de marginaux. D’un côté c’est vrai qu’on ne menait pas la même vie que les autres. Petit, je pouvais sortir comme je voulais, je pouvais glander dans la rue, j’avais une totale liberté, c’est peut-être ça qui m’a rendu marginal.

 

Etre mis en marge c’est pas toujours facile à vivre.

Les gens étaient persuadés que chez moi il y avait des partouzes, que mon père fumait des joints. Mon père n’a jamais fumé une cigarette, c’est un mec austère qui n’a jamais fait d’excès. Il ne décollait jamais de sa table à dessin, il ne s’intéressait à rien d’autre qu’au jazz et au dessin. Mais pour les autres, en tant que fils de Cabu, je devais vivre dans un bordel soixante-huitard. En tant que gamin, ça m’isolait. 

 

Et à l’école, comment ça se passait ?

En classe, si j’avais une prof de gauche, elle me chouchoutait. Si j’en avais une de droite, elle me mettait au fond et me foutait des zéros partout. J’étais toujours

le fils de. C’était sulfureux. Je me sentais pas comme tout le monde.

 

Dans quel cadre as-tu grandi ?

C’était un cadre politique, philosophique. Un cadre intelligent. J’étais plus formé sur l’antiracisme que de dire merci madame. Etre poli, on s’en branle. Le respect des races, des différences n’est pas de la politesse dans l’hypocrisie des bonnes manières. Il est dans ce que tu penses.

 

Etre artiste, c’est quoi pour toi ?

Un artiste, c’est quelqu’un qui a l’envie de parler à l’humanité. T’es obligé d’aimer les gens sinon t’es pas un artiste. Un artiste qui n’aime pas l’humanité, on se demande pourquoi il se lève le matin.

 

De la Marmaille Nue aux Animals tu parles toujours de la même ville : Paris.

C’est le côté pratique. Il faut toujours situer l’histoire. Un film sans décor, on s’emmerde un peu. Pour une chanson, c’est pareil.

 

Tu pourrais vivre ailleurs qu’à Paris ?

Moi, j’ai pas d’amour particulier pour Paris. J’y habite. J’ai vécu ailleurs qu’à Paris. A Toulouse, à Bordeaux. Je ne suis pas né à Paris. A Lyon, j’ai passé mon enfance dans la banlieue. Je ne suis pas vraiment un parisien, mais c’est effectivement là que j’ai toujours l’impression de rentrer chez moi. Je ne me vois pas habiter ailleurs, Paris est un paradis.

 

Et dans Paris, il y a un endroit qui semble compter plus : le Sacré cœur.

Y a des soirs, j’ai chanté au Sacré Cœur. Je répétais, c’était pas pour faire la manche. Les gens voyaient bien que ce type était bizarre. C’était il y a quinze ans.

 

Tu illustres tes pochettes toi-même. Le Mano dessinateur est-il au service du Mano chanteur ?

J’ai travaillé un peu dans le dessin, de façon alimentaire si tu veux. Des iIlustrations pas terribles. J’ai jamais fait de BD, c’est laborieux, c’est long. Avant que t’aie fini la page, ton idée tu la trouves plus si terrible que ça. Tu te demandes pourquoi t’as fait tout cet effort pour ça. Dans la BD, t’es pris de doute. Il faut avoir un scénariste qui te pousse au cul. Les mecs qui font de la BD, c’est des introvertis. C’est un peu des autistes, les dessinateurs, toujours vissés à leur table à dessin. C’est pas des gens qui sortent en boîte le soir.

 

Ton père a fait de la BD, mais il travaillait aussi pour la télé.

Cabu et la télé, j’ai jamais compris. Il avait rien à foutre de Dorothée. Mais je crois que mon père voulait faire passer des idées anti-militaristes, gentiment, aux gamins.

Une prise de conscience en douceur. Quand j’étais ado, j’avais honte de lui. Quand tu vois ton père déguisé en superman chez Dorothée et que t’as 15 ans, t’es pas fier. Tu renies la famille.

 

Mais vous avez, ton père et toi, des ennemis communs : la droite…

Ah oui, je ne renie pas cet héritage. J’apprécie particulièrement son combat anti-raciste. En fait, le conflit de génération ne s’est pas déroulé chez moi.

 

Tu étais content de tes parents.

J’étais toujours très fier. En tant que fils de Cabu et d’Isabelle, j’ai toujours été très fier. Simplement, ça me faisait chier d’être toujours le fils de… Quelque part, on t’enlevait ton identité. Mais, en même temps, il vaut mieux être le fils de Cabu que de Delon (rires). Pour ce qu’a fait mon père, je suis très admiratif. J’étais super fan quand j’étais gamin. Et mon père a quand même inventé un mot qui figure dans le dictionnaire !!! Si on appelle aujourd’hui un beauf un beauf, c’est grâce à lui. C’est lui qui a stigmatisé ça. Il a eu cette vision du gros moustachu franchouillard, très moche et très con. Maintenant, tout le monde reconnaît le beauf un peu partout. Mais on a oublié que c’est mon père qui a collé ça dans la bouche des gens. C’est fort quand même comme concept !

 

Tu utilises toujours le pseudo de Boredom dans tes peintures ?

Non. Je l’ai fait mourir en 1987.

 

Sur le net, tu utilises un autre pseudo : Raoul. C’est pour brouiller les pistes ?

Cette ambiguïté permet aux gens de mieux s’exprimer. Parce que quand je suis là,

je suis assez vindicatif. Quand les neteurs voient Raoul qui déboule, ils sont jamais sûrs que c’est vraiment moi.

 

Et la pochette des Animals, ces chiens. Tu as voulu donner quel sens ?

Je pensais à une photo de Marylin Monroe, quand elle est à poil dans une espèce de soie rouge. J’avais envie d’être dans de la soie noire, reposé. D’abord, je pensais à une couverture de chiens et on dormait tous. L’idée de départ, c’était le repos du guerrier. Mais les chiens, c’était impossible à faire dormir. J’étais à poil au milieu de 6 chiens dressés qui étaient super sympas. On n’a pas pu avoir la photo paisible que je voulais. Ils se reniflaient le cul, bougeaient tout le temps. La séance a duré 3 heures. J’adore les chiens.

 

Tu aimes les chiens pour fuir les hommes ?

J’ai pas du tout ce discours-là. J’aime les hommes et j’aime le bêtes. J’ai un chien parce que c’est le meilleur pote que tu puisses trouver. C’est surtout le pote le plus positif. Ton chien a toujours envie d’aller faire un tour. Il marche toujours devant toi. Le chien, il te force à sortir de chez toi. Quand t’as le blues, il vient chez toi, te fait un calin. Dès que tu veux jouer, il est là.

 

Mazda a quel âge ?

Ma chienne a 7 ans et demi. C’est une force à disposition. C’est comme un enfant. Tu lui colles pas toutes les considérations merdiques que tu colles à un individu. Quand tu peux plus aimer, lui il peut encore t’aimer.

 

Je te trouve très décontracté avant le concert. T’as pas le trac ?

Pourquoi j’aurais le trac ? J’ai pas la pression. Les artistes qui ont la pression, c’est des artistes qui font quelque chose qui ne leur correspond pas. Aux Francofolies, il y avait une star de la chanson française. 30 ans de carrière et la pression à fond. Star dans les coulisses avant d’être star sur scène. Les stars sont des acteurs qui jouent un rôle tout le temps. Même un type que je respecte, Renaud, j’ai envie de lui foutre une tarte quand il fait son timide. J’ai envie de lui dire : « Mais arrête ton cinéma ! Va-s-y, dis quelque chose ! »

 

Pour toi, c’est quoi être star ?

Très souvent, c’est les autres qui te font entrer dans leur jeu. Ici, par exemple, ils sont très sympas. Ils sont trop sympas. Si j’allais dans leur sens, ils m’emmèneraient faire le tour du bled pour me présenter à tout le monde. Pour eux, c’est un événement. Les gens veulent te starifier. Pour eux, t’es vachement plus que tu n’es dans la réalité. Je chante, et alors ? Ca peut amener certaines stars à en profiter. J’en reviens à ma prétention. Ce n’est pas dans l’autre que je vois mes qualités. Je connais mes qualités et à partir de quand je suis merdique. Les stars ont tous un complexe d’infériorité. Ils se nourrissent de ce que les autres, qui se sentent inférieurs, leur donnent.

 

Et le cinéma ? Tu n’as jamais eu envie d’en faire ?

On ne m’a jamais fait de propositions. Mais je crois que ça me botterais bien.

 

Quel est le dernier film que t’as vu ?

Au cinéma, je suis allé voir que de grosses nazeries. Le dernier, ça doit être Spiderman 2. Quand j’étais petit, j’adorais Strange. Quand il y a des trucs comme Hulk, Spiderman, j’y cours tout de suite.

 

Spiderman, c’est pas le plus mauvais.

Ouais, ouais. Bon, le 2 il est un peu chiant avec les scènes d’amour. Mais j’adore Octopus quand il déboule des immeubles, il est super bien fait. Sinon, qu’est-ce que j’ai vu d’autre ? (Mano réfléchit). Je vais plus trop au cinéma. Ou alors pour faire plaisir à ma copine. Mais j’adore surtout les grosses conneries américaines.

 

Propos recueillis par Marie-Claire et Babache le vendredi 29 octobre 2004.

Loge de Mano - Salle du Bois de l’Aune - Aix-en-Provence.


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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 07:11
En raison de la disparition de Mano, les r'Aktus reviendront lundi prochain.







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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 00:50
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13 septembre 2005 2 13 /09 /septembre /2005 00:00

© Babache
L'interview de Manon

© Mano Solo
 
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12 septembre 2005 1 12 /09 /septembre /2005 00:00

© Babache

Fringué façon Mad Max, il a fière allure et sent bon le sable chaud...
Eh ouais, il s'agit bien de Mano Solo, échappé de son dernier clip Barrio Barbès...


Ce dessin réalisé avec des encres figure parmi les oeuvres (peintures, dessins, sculptures, photos) qui seront mis au enchères à la mi-octobre sur le net. Parmi les oeuvres figure une guitare gravée par MANO SOLO. L'argent récolté ira intégralement et sans intermédiaire à l'association Fazasoma qui gère un orphelinat à Madagascar.
En savoir plus sur Fazasoma
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